Reivaxations

poésie délibérée

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Celui qui parle fort ne brille pas plus haut
Mais culmine au sommet du mont de l’arrogance
D’où il entonne en vain des couplets d’ignorance
Trahis par un refrain dont l’écho sonne faux.

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Une nuée de songes escaladait la nuit
Afin de décrocher la lune. Une fée apparue
Et souffla au cortège à peine parvenu :
« Les astres font rêver mais rien ne vaut la vie ».

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J’ai planté mon stylo dans l’échine du temps
Afin de le suspendre au mur, sur l’intriguant
Papier de mes pensées, pour tapisser ma vie
Du fugitif instant que l’on dit poésie.

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Lorsque tes yeux me pressent à la tombée du soir
Sous la lune haletante attisant ton regard
Leurs reflets silencieux m’invitent à m’avancer
Aux portes de tes lèvres où je viens m’échouer.

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L’empreinte se façonne à mesure de l’âge
Le temps serre l’étau et fige le moulage
Et même si plus jeune on tire sur les bords
Le moule se referme et brise nos efforts.

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De complice à supplice on avance incertain,
Vacillant sur un geste, un regard indécis,
Un silence éloquent ponctué d’un rire fin
Dont l’éclat spontané autorise un sursis.

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L’hésitation trahit mes espoirs abreuvés
A la source troublée des élans abrégés,
Au bain des frustrations mon cœur en infusion
Redoute l’amertume en sachets d’illusions.

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Anticiper les plaines où dorment les vestiges
A l’horizon brisé des courbes qui se figent
Pour rendre au mouvement les collines du jour
Dont les cimes arrondies se croisent alentours.

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Le félin furieux dont la griffe est caresse
Pour les dresseurs d’aurore adeptes
…………………………………….. [des nuits fauves
Se retrouve en cage à l’ombre des alcôves
Dès l’instant où les corps sombrent
……………………………………… [dans la paresse.

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