Reivaxations
poésie délibéréeArchive pour Promesse
Ta candeur
Prend la forme d’un sourire
Qui saisit la gravité des choses
Pour n’en restituer
Que la part de légèreté.
Elle sait bien comme elle est
Tous les pièges que le monde pose à saboter
Elle connaît le rire qui mime les affronts
Les froncements de sourcils
Qui font la moue par attitude
Concurrence du grondement de la bataille
En des reins minés
Voués à toutes les explosions.
La pudeur n’est jolie
Qu’une fois déshabillée
Le rose te va si bien
A la pointe des seins
Que tu en rougis presque
Sous tes airs timides
Tu gardes l’œil coquin
Amorçant l’euphorie
Des assauts audacieux
Jusqu’au plaisir écarlate
Et nos peaux abrasives.
Entre glaçons et colonnes de givre
Supportant l’édifice
De mes jeunes années
Se glisse ton souffle d’amour brûlant
Et je me liquéfie
Et je fonds à mesure de toi
Mais je me noie
Car tu écumes les océans
Sans boussole que tes impulsions
Qui me laissent impuissant
Je bois la tasse
A ta santé
Quand la marée s’en va
Se taisent les rivières en pleurs.
Il aurait pourtant suffit
De remonter
Le fleuve de nos yeux
…………………………. entredélacés
Pour vibrer à torrent
Mais tu n’as pas crue.
Les matins ne sont plus
Que des coups de fouet
Et les fêlures du jour
Les draps licencieux se taisent
Dans la chaleur artificielle
Mais le cou dégorgé des angoisses englouties
Hurle son désespoir
Dans ton absence sans cesse renouvelée.
Naître ici
Aujourd’hui
Mais n’être pas
Avec toi.
Tu enfantes le monde
Chaque fois que tes yeux disent oui
Contredisant ton front
Alourdi par les pas qui ne mènent pas à moi.
Les ballades avortées
Crispent mon cœur jusqu’à la crampe.
J’étire les heures lentes
A tout réinventer
Pour me construire à l’avenir
Aimant si peu
Guetter les cimes émancipées
A l’horizon de ton passé.




