« C’est un de ces jours où des stylos ne coule guère que l’amertume, le goût vert de l’habitude rend les bouches maussades ». Les sourires se tarissent au puit de l’abandon. Rien de plus qu’un jour où les parois du monde réel renvoient l’écho de mes rêves en de longues plaintes qui éreintent mon cœur jusqu’à limer la force de l’envie. Un de ces jours où les yeux qui nous entourent paraissent vides d’amour, où le besoin de reconnaissance ne nous offre que son silence en guise de résistance. Ce n’est qu’un jour de plus - ou toujours un de moins - dans la course effrénée de non-sens, où les aiguilles se défilent sur l’horloge des éloges et où le moindre regard se veut violence empreint d’une feinte assurance. C’est un jour où l’absence de réponses réveille des douleurs opaques, celles qui ne s’impriment pas sur le papier mais dont l’encre imprègne l’éponge qu’est notre âme. Un de ces jours comme il en existe sur le chemin de la vie, un jour de lassitude quand l’espérance n’est plus qu’un mot dont le poids nous accable. Ce n’est qu’un jour passé où l’on s’attarde un soir de déprime alors que le soleil décline, un jour blafard à l’image de nos visages déçus. Un jour déchu.
Reivaxations
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