Reivaxations

poésie délibérée

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Celui qui parle fort ne brille pas plus haut
Mais culmine au sommet du mont de l’arrogance
D’où il entonne en vain des couplets d’ignorance
Trahis par un refrain dont l’écho sonne faux.

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Baiser aux (re)sources de fraîcheur épanouie
Dans l’attrait de ce seul bienfait : vivre l’instant.

S’éprendre d’une idole et goûter à l’hostie
Sur l’hôtel d’un soir.

Ne pas mimer l’espoir
Incrédule et sincère au charme du moment.

Rassasier la complainte et que naisse le cri
Des élans indolents induits par nos envies.

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La flèche qui transperça mon cœur
Fut tirée avec un arc-en-ciel.

J’appréhende les circonvolutions spirituelles qui me rappellent les heures des mensonges figés. Je poursuis l’irascible destin qui m’étreint au point d’absoudre les allégories tendancieuses sur mon fier chemin épicentré. La dérive reste l’instant fatidique quand on souffre d’amertume chronique, d’investissement passif, enchaîné à l’insatisfaction des ruines contre la docilité débile. Des billes plein la tête et le front alourdi sous des rêves contenus, je plie sous l’ennui et me débarrasse des attributs de la chaire ponctuelle pour ne laisser paraître que les oripeaux de matière éternelle, suaves entraves à l’esprit libre. Forgeant les chaînes de l’espérance aux vagues de la solitude, je découvre chaque jour de nouveaux accessits où épingler les vestes de mon atavisme.

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Une nuée de songes escaladait la nuit
Afin de décrocher la lune. Une fée apparue
Et souffla au cortège à peine parvenu :
« Les astres font rêver mais rien ne vaut la vie ».

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Acidité d’une vie qui brûle mon visage,
Douleur, cris et sanglots, remontée de colère,
Rage sourde (é)perdue / bouclier de l’image,
Esclavage mental pour des mangeurs de pierres.

Etranglement discret, respire et puis étouffe,
Inhalation d’oubli, oppression souveraine,
Fracas des voltigeurs s’écrasant dans le gouffre
Creusé par une loi qui ne connaît que peines.

Nourris à l’exclusion restent les vomissures,
Baignade d’illusion pour esprit libertaire
Conscience d’une erreur, mutilation, torture,
Suicide d’abandon pour un rêve éphémère.

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J’ai enlacé la mélancolie
Jusqu’à m’endormir à ses côtés,
Heureux comme il se peut.

J’ai cru pouvoir supporter l’absence, le rêve délétère et les froissements de papiers superflus, mais ce n’était rien comparé à ce que j’endure à présent dans la chaleur artificielle des émois interrompus. Je souffre et je bois mes craintes à pleines gorgées d’amertume désenchantées en écoutant des chansons d’ironie mal ajustée. Les ruines désinhibées arpentent les chemins de traverse en douceur. L’amertume des matins endommage les rêves sirupeux à coups de machette désarçonnée. Eclaboussure d’ivresse trépassée aux confins d’une mémoire saturée par les excès de la veille. Prendre un train comme on fait ses bagages pour pleurer sur les paysages désordonnés. Jamais l’allure innocente ne permettra de faire déborder les outrages voluptueux.

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J’ai planté mon stylo dans l’échine du temps
Afin de le suspendre au mur, sur l’intriguant
Papier de mes pensées, pour tapisser ma vie
Du fugitif instant que l’on dit poésie.

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